Israel – En récit
VII — Ce qui reste
Ce texte fait partie du cycle Sept textes après le 7 octobre ↩︎ retour à la page hommage Après la limite, il ne reste pas une réponse. Il reste quelque chose. Ce qui reste n’est pas visible. Ce n’est ni un récit cohérent, ni une conclusion, ni un apaisement. Ce qui reste, c’est ce qui
VI — Le poids du retour
Ce texte fait partie du cycle Sept textes après le 7 octobre ↩︎ retour à la page hommage Toute épreuve finit par rencontrer une limite. Pas une solution. Pas une réponse. Une limite. La limite n’est pas décidée. Elle s’impose. C’est le moment où l’on comprend qu’on ne pourra pas tout réparer, pas tout expliquer,
V — L’identification
Ce texte fait partie du cycle Sept textes après le 7 octobre ↩︎ retour à la page hommage Après la durée, il y a le travail. Pas le travail visible. Pas le travail héroïque. Pas celui qui se raconte. Le travail nécessaire. Le travail commence quand l’émotion ne suffit plus. Quand la colère s’épuise. Quand
IV — La durée
Ce texte fait partie du cycle Sept textes après le 7 octobre ↩︎ retour à la page hommage La durée commence quand l’attente cesse d’être provisoire. Quand elle ne promet plus rien. Quand elle ne menace plus non plus. Quand elle s’installe. La durée n’est pas un temps qui passe. C’est un temps qui reste.
III — L’attente
Ce texte fait partie du cycle Sept textes après le 7 octobre ↩︎ retour à la page hommage L’attente n’a pas commencé après. Elle a commencé à la place. À la place d’une réponse. À la place d’une certitude. À la place d’un mot qui aurait permis de tenir. Au début, l’attente avait encore une
II — La perte
Ce texte fait partie du cycle Sept textes après le 7 octobre ↩︎ retour à la page hommage La perte n’a pas été immédiate. Elle n’a pas eu lieu en un instant clair, ni dans un cri, ni dans une certitude. Elle s’est installée autrement. Par fragments. Par absences successives. Ce qui a été perdu
I — La rupture
Il y a eu un avant. Et puis il n’y a plus eu d’avant. Le 7 octobre n’a pas seulement ouvert une guerre. Il a rompu quelque chose de plus profond. Un lien invisible entre le temps et la certitude. Jusqu’alors, même dans la violence, il restait une forme de continuité : les morts étaient
Quand la communication remplace le réel
Dans une situation de tension prolongée, la communication devient un outil central. En Israël, elle est omniprésente. Trop peut-être. Car à mesure que la guerre s’installe dans la durée, un glissement s’opère :le discours prend le pas sur le réel. Les annonces se succèdent. Les éléments de langage se stabilisent. Les formules reviennent. On parle
Revenir n’est pas guérir
Il est revenu un jeudi après-midi, à la gare de Jérusalem-Yitzhak Navon. La chaleur collait déjà aux parois de verre.Les annonces résonnaient trop fort.Sa mère attendait près de la sortie depuis longtemps, debout malgré la fatigue, incapable de s’asseoir. Quand les portes se sont ouvertes, elle l’a vu immédiatement. Pas à son visage.À ce qu’il

