VI — Le poids du retour

Ce texte fait partie du cycle

Sept textes après le 7 octobre

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Toute épreuve finit par rencontrer une limite.

Pas une solution.

Pas une réponse.

Une limite.


La limite n’est pas décidée.

Elle s’impose.


C’est le moment où l’on comprend

qu’on ne pourra pas tout réparer,

pas tout expliquer,

pas tout refermer proprement.


La limite apparaît quand le travail a été fait,

quand la durée a été traversée,

et que pourtant

quelque chose demeure irréductible.


Il y a des pertes qui ne deviennent pas des leçons.

Des douleurs qui ne deviennent pas des forces.

Des absences qui ne deviennent pas des symboles.


La limite, c’est accepter cela

sans céder au cynisme

et sans fabriquer de sens artificiel.


Elle oblige à s’arrêter

là où l’on voudrait continuer à creuser.

À ne pas tout dire.

À ne pas tout montrer.

À ne pas tout comprendre.


La limite protège aussi.

Elle empêche la douleur

de devenir spectacle.

Elle empêche la mémoire

de devenir slogan.


Reconnaître la limite,

ce n’est pas renoncer.

C’est refuser de mentir au réel.


Il y a un point

où continuer serait trahir.


La limite est ce point.


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VII — Ce qui reste

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Sept textes après le 7 octobre

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