Une terre qui parle sans mots

Il y a des jours où Israël ne se raconte pas par ses tensions,mais par ce qu’il laisse apparaître.

L’hiver descend, la pluie s’installe,et la terre répond.

Les roches guident l’eau, les pentes la portent,les vallées la recueillent.

Rien n’est forcé.Tout suit une logique ancienne.

Les images montrent un torrent en crue, puissant, indomptable.

Non pas une violence, mais une nécessité.

La nature ne détruit pas ici :elle circule, elle nettoie, elle rappelle l’ordre du vivant.

Ce pays est beau quand il se tait.Beau quand il laisse faire ce qui doit se faire.

Beau quand l’homme regarde sans intervenir.

Il y a dans ces images une leçon simple :même dans la rudesse, il y a une justesse.

Même dans le débordement, il y a une mesure.

Et parfois, le réel n’a rien à prouver

— il a seulement à être vu.

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